Excel et Power BI suffisent-ils ? Microsoft face à Board et Pigment


Microsoft, Board et Pigment ne partent pas du même point d’entrée dans les documents examinés. Ceux-ci permettent surtout de comparer ce que chacun met en avant pour relier données, modèles et restitution aux décideurs. Cette analyse de pages produit et d’un témoignage client ne constitue pas un test fonctionnel comparatif.
Microsoft met en avant l’association entre Excel et Power BI pour transférer des requêtes, modèles de données et rapports Excel vers Power BI, actualiser des données manuellement ou automatiquement et afficher des éléments de classeurs dans un tableau de bord. L’éditeur décrit aussi des analyses avancées utilisant des scripts R, ainsi que la connexion depuis Excel à des modèles de données Power BI pour créer des graphiques et des tableaux croisés dynamiques. Source Microsoft
Microsoft insiste également sur l’intégration avec Microsoft 365. Dans les passages disponibles, l’éditeur décrit notamment l’intégration de rapports Power BI interactifs dans PowerPoint et l’ajout de contenu Power BI dans Outlook sous forme de cartes adaptatives. Il s’agit de modalités distinctes de présentation et de partage. Source Microsoft
Ces éléments décrivent un socle de travail centré sur l’environnement Microsoft. En revanche, ils ne permettent pas à eux seuls de conclure qu’Excel et Power BI remplacent une solution dédiée de planification ; ils montrent surtout comment Microsoft articule visualisation, partage et analyse. Ils ne constituent pas non plus un inventaire exhaustif des possibilités de ces outils.
Board présente une plateforme unifiée de planification continue augmentée par l’IA. L’éditeur met en avant la modélisation de scénarios, les prévisions et la planification dans une même expérience, avec une attention particulière portée à la cohérence entre les équipes Finance, Opérations et Commerciales. Source Board
Board décrit également un environnement reposant sur des données, des modèles et des workflows communs. La page présente cette organisation comme un moyen de réunir planification, prévisions, analyse et prise de décision. Ces éléments décrivent le positionnement de l’éditeur, sans démontrer à eux seuls les résultats obtenus dans un projet donné.
Pour un DAF, la question n’est donc pas seulement celle de la présentation des données. Il faut vérifier concrètement la circulation des hypothèses entre équipes, la gouvernance des versions et la manière dont le modèle reste aligné quand les plans évoluent.
Dans un témoignage publié par Pigment, Pacific College of Health and Science décrit la plateforme comme suffisamment puissante pour la planification d’entreprise et suffisamment intuitive pour son équipe. Le cas client indique que l’établissement utilise Pigment pour préparer les états financiers et les reportings destinés au conseil d’administration, avec des supports actualisables lorsque les hypothèses changent. Il mentionne aussi l’analyse de scénarios pour des investissements dans les établissements physiques. Ces éléments sont des usages rapportés par l’éditeur, et non une évaluation indépendante. Source Pigment
Dans son glossaire, Pigment présente par ailleurs la BI comme une source consolidée d’indicateurs, utile pour le reporting de gestion et financier, et comme une base factuelle pour la planification et l’analyse financière. Cette définition générale éclaire la complémentarité entre BI et planification ; elle ne démontre pas une capacité particulière de la plateforme Pigment. Glossaire Pigment
Le point à surveiller en démonstration est donc le passage entre reporting et planification. Le témoignage documente des usages de reporting et de scénarios, mais le lecteur doit vérifier concrètement comment les hypothèses, les versions et les scénarios sont structurés dans l’outil.
Les documents examinés relient les données à la décision, mais ils n’ont ni le même angle ni la même valeur de preuve : des pages produit décrivent des usages proposés, tandis qu’un témoignage rapporte une expérience particulière.
La question pour la direction financière est de savoir où se situe la priorité du projet : analyser et diffuser des données, organiser une planification partagée ou articuler ces deux besoins. Ces sources ne suffisent pas à classer les solutions selon la profondeur de leurs modèles.
Pour éviter de comparer des promesses qui ne se recouvrent pas, il faut ramener chaque solution à des cas d’usage concrets.
Ces questions permettent de dépasser le débat abstrait sur le remplacement d’Excel. Elles servent à distinguer les besoins de restitution des besoins de planification, sans présumer des capacités non documentées de chaque outil.
Les sources Microsoft documentent des usages d’Excel et de Power BI pour l’analyse, la visualisation et le partage. La page Board porte explicitement sur la planification continue et la collaboration entre fonctions. Le cas client Pigment illustre des usages de reporting et d’analyse de scénarios. Ces différences de contenu ne démontrent ni une supériorité générale ni l’absence d’autres capacités chez un éditeur.
Le bon arbitrage doit donc être vérifié sur les processus attendus : profondeur du modèle nécessaire, circulation des hypothèses et maintien d’un référentiel cohérent lorsque le budget, le forecast et le reporting évoluent ensemble. Une démonstration sur un cas commun permettrait d’aller au-delà de cette comparaison documentaire.
Les sources examinées ne permettent pas de trancher pour un processus de planification donné. Elles documentent des usages d’analyse, de visualisation, d’actualisation et de partage, mais ne démontrent pas le remplacement d’une plateforme dédiée. Il faut tester les exigences de planification attendues.
Dans la page étudiée, Board met en avant une planification continue unifiée, avec scénarios et collaboration entre Finance, Opérations et Commercial. Ce positionnement ne démontre pas que ces capacités lui sont exclusives.
Le témoignage client fourni décrit les deux usages, ainsi que l’analyse de scénarios. La définition de la BI publiée dans le glossaire apporte un contexte général, mais ne permet pas d’étendre ces constats à d’autres fonctionnalités de Pigment.
15+ ans d'implémentation OneStream, SAP et Pigment pour des groupes du CAC 40 et Fortune 500. Cofondateur de BHI Consulting et éditeur d'EPM Radar.